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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 13:59

 

Ta bouche tout près de l’oreiller
Loin et lointaine
À deux doigts de la mienne
Le rêve s’amuse
Et nous sépare
Avec les pas minutieux de l’oubli
Tes lèvres bougent à peine
J’ai le couteau qui brille
Propre à quelques millimètres
De ta joue sèche
Comme du papier
Prêt pour tuer
La perspective du pardon
Je voudrais l’enfoncer
Dans la chair de ta bouche
En biais dans la plénitude
Lente dans sa jouissance
Crève crève
Je susurre et ton bonheur endormi
Me rends jalouse
De la beauté de ton horizon vertical
Dans la perspective de ta langue.



Zoé Valdés

 

Zoe-valdes--Le-Magazine.Info.jpg

 

 

[Texte qui date de 2008, publié par le Printemps des Poètes dans la rubrique "Passeurs de poèmes", sur le thème "Éloge de l'autre" ; on lira la page qui lui est consacrée.

On se souviendra que le Printemps des Poètes est en danger, à cause de la subvention qui lui est refusée par le Ministère de l'Éducation Nationale et on n'oubliera pas de signer la pétition de soutien en cliquant ici.

Sur Zoé Valdés, on regardera d'abord la fiche de Wikipédia en français, et, si vous connaissez cette langue, celle qui est en espagnol.

Dans la même langue, on pourra aller sur le site perso de Zoé Valdés. Ses œuvres y sont brièvement présentées, mais on appréciera les images.

On en trouvera une analyse en français sur la page qui lui est consacrée par Lecture/Écriture et qui commence par Une Habanera à Paris.

Dans l'entretien donné (en français) au magazine.info que vous pouvez lire ici, elle dit son opposition au régime castriste.

Enfin, dans cette vidéo, la romancière parle de l'exil décrit dans Le Paradis du Néant.]

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