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14 septembre 2010 2 14 /09 /septembre /2010 11:18

Fascicule-Patrimoine.jpg

 

La brochure 2010 des Journées européennes du patrimoine pour la ville de Tours porte sur sa dernière page une image représentant un monument qui n'existe plus depuis... 1942, soit soixante-huit ans.

Il s'agit de la statue de Balzac qui se trouvait à l'entrée de l'avenue de Grammont, à gauche en venant de la rue Nationale, non loin de la statue de l'Univers où les amateurs du patrimoine pourront admirer la verrière de Lux Fournier (1896). Curieusement, le sculpteur qui avait fait le monument à Balzac (inauguré en 1889), s'appelait Paul Fournier (1859-1926).

De nombreuses cartes postales anciennes, notamment dans la collection du Conseil Général, donnent un peu plus de réalité à ce fantôme. Celle-ci :

le-monument-disparu-e--cp-CG.jpg

qui a inspiré l'illustrateur de la plaquette 2010, ou celle-là, où on voit mieux les traits de l'écrivain :

le-monument-disparu-f--cp-CG.jpg

Regardez bien ces cartes. Le choix du sculpteur et le résultat étaient très discutés. Certains pensaient que Balzac méritait mieux. Certes, ce n'est pas Rodin dont le Balzac (debout) franchira les siècles, donnant l'exemple de la bravoure et du défi.

Nous pensons cependant que l'oeuvre de Paul Fournier avait du mérite. Le portrait était inspiré du tableau de Louis Boulanger (Musée des Beaux Arts de Tours) où l'écrivain est représenté dans sa robe de chambre, "ce froc de cachemire ou de flanelle blanche retenu à la ceinture par une cordelière" (Théophile Gautier), comme la bure d'un moine consacré à l'écriture, rêveur mais la plume à la main. Paul Fournier, lui-même auteur, comprenait le mystère des mots.

 

Le monument de Tours a été enlevé sur ordre des occupants allemands. Une photo clandestine de son départ vers la gare de Saint-Cosme est quelquefois reproduite, par exemple dans le livre La Touraine dans la guerre, C.L.D./Nouvelle République, 1985. La voici (photo anonyme, collection Michel Petit) :

Depart-de-la-statue--janvier-1942.jpg

Il s'agissait d'en récupérer les métaux non-ferreux, environ 1690 kg (c'est bien peu), pour en faire des armes...

 

On trouvera peu d'oeuvres de Paul Fournier ; un buste en marbre représente le peintre Chardin, à droite dans le hall d'entrée de la mairie du 6e arrondissement à Paris ; une Ophélie Art nouveau à l'érotisme retenu et d'autant plus troublant se trouve à Nice. Ce sculpteur, amateur de théâtre et lui-même auteur, avait aussi réalisé tout simplement un Shakespeare, au carrefour du boulevard Hausmann avec l'avenue de Messine. Cette statue avait le tort d'être en bronze et a aussi été enlevée, sous l'occupation, pour les mêmes raisons que le Balzac de Tours.

 

On peut voir à Paris un autre Balzac assis, celui d'Alexandre Falguière (1902). En pierre celui-là, il ne pouvait servir à faire des canons. Il se trouve place Georges Guillaumin au croisement de l'avenue de Friedland et de la rue... Balzac. Rodin a paraît-il assisté à son inauguration. C'est une sculpture bien sage.

 

Depuis la place (Honoré de) Balzac à Vouvray, nous préférons rêver sur la statue disparue. Le monument, nous dit-on, attirait les promeneurs. Les amoureux s'embrassaient, cachés par le socle. Sur la carte postale à l'origine du dessin de 2010, il y a trois enfants ; nous aimons bien le canotier que porte celui du milieu.

 

Et les livres ? On voit trois volumes au pied de l'écrivain. Ils sont à peine suggérés sur le dessin de 2010. Ils ont aussi disparu, bien sûr, mais ce billet est leur "fantôme", au sens que bibliothécaires et archivistes connaissent bien. 

 

BC

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22 août 2010 7 22 /08 /août /2010 22:59

La sculpture de Camille Garand d'hommage à l'Illustre Gaudissart a été victime de vandalisme aux alentours du 26 juin dernier.

 

IMG_5973.JPG

 Une bouteille (pas même du vouvray) a été forcée dans la main droite du voyageur de commerce ; ce faisant, deux de ses doigts ont été brisés.

 

IMG_6305.JPG

En particulier, il n'a plus cet index dressé avec lequel il montrait au monde qu'il savait tout.

La statue, très abimée, avait été restaurée seulement l'an dernier. Ce blog en a parlé. Les travaux avaient coûté cher à la Mairie, et le sculpteur, finalement documenté sur le monument, notamment par la vieille carte postale, avait fait de son mieux. La pierre tendre rendait sûrement la sculpture fragile.

Les Archives départementales nous montrent que déjà en 1943, ce doigt avait été cassé par des enfants qui s'étaient dénoncés (et les parents avaient payé la réparation). Le sculpteur, Camille Garand, avait écrit dans une lettre : "Epoque terrible, en vérité, où les personnages les plus paisibles, même ceux dont le geste, fixé dans la pierre, exprime plutôt la persuasion que la violence (comme Gaudissart) risquent de recevoir une part des coups que la Bêtise assène chaque jour sur ses victimes." En juillet 1944, le sculpteur avait écrit au Maire de l'époque, Charles Vavasseur, pour lui dire qu'il était urgent d'attendre : "Je crois le moment mal choisi pour effectuer les travaux de réfection et de nettoyage du monument."

Les circonstances sont aujourd'hui beaucoup moins dramatiques. La Bêtise est toujours là. 

Gaudissart ne donnera plus de leçon car il restera probablement mutilé.

Gaudissart ne rit plus. Et nous souffrons tous avec lui, merveilleuse icône vouvrillonne.

 

BC

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21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 17:06

Le billet récent What's in a name ? m'encourage à écrire sur les noms de ces personnages.

Pour "Lire en fête" 2006, dont le thème était "Une ville une œuvre", la BMV avait édité le roman vouvrillon de Balzac, L'Illustre Gaudissart, et proposé l'exposition "Gaudissart parmi nous". Nous y avions présenté nos connaissances sur Margaritis. Elles provenaient de l'édition des Classiques Garnier par Bernard Guyon en 1970, où une note dit que Balzac connaissait probablement le nom de Margaritis car c'était le nom d'un contemporain d'origine italienne, enterré au cimetière du Père Lachaise en 1825. Un lecteur avait envoyé des documents à B. Guyon qui en avait donné le facsimilé. Nous l'avions reproduit pour notre exposition.

Ceux qui connaissent le Père Lachaise à Paris ne peuvent manquer la petite chapelle de la famille Margaritis, située à droite au bord de l'allée principale, à environ 50 m de l'entrée Boulevard de Ménilmontant. En 1965 on y avait enterré Gilles Margaritis qui avait créé "La piste aux étoiles", émission bien connue de ceux qui regardaient la télé dans les années 50 et 60. On peut lire dans la chapelle, en se penchant un peu, les plaques en italien qui honorent les contemporains de Balzac (lui même enterré au Père Lachaise, mais beaucoup plus haut, sur la gauche, là où ont eu lieu les derniers combats de la Commune).

Margaritis, le "fou", a le dessus sur Gaudissart. Un fascicule de l'Office de tourisme datant d'il y a environ quarante ans disait maladroitement : "Cet individu n'est pas un vrai vouvrillon. Il est d'origine italienne." Eh oui, ce Margaritis est un "rapporté", comme on dit, et pourtant il défend victorieusement l'honneur de Vouvray. On relira avec intérêt l'analyse que fait du dialogue échevelé entre les deux personnages Shoshana Felman dans son livre La folie et la chose littéraire (Seuil, 1978).

 

Gaudissart, vaincu, reste cependant celui qui pérore et qui fait rire. Son nom évoque le verbe latin gaudere (= se réjouir), car on rit en lisant L'Illustre Gaudissart, même si c'est aux dépens du personnage. C'est ce que signale, bien sûr, Agnès Orosco dans son blog littéraire Convolvulus (que nous aimons, et pas seulement parce que notre bulletin papier s'appelle Les Liserons). Dans son billet du 17 janvier, elle nous explique : "Voilà donc un homme que peint son nom, et ajoutez à cela que son prénom est Félix."

Le commis-voyageur doué sait utiliser la gaudriole. C'est un gaudisseur, comme on disait au 15e et au 16e siècle), un joyeux compagnon et aussi un homme de plaisir : voyez-le avec Jenny et ce qu'il dit (et fait) à sa maîtresse (une gaudinette, comme aurait dit Rabelais).

Le nom Gaudissart (pas avec un d à la fin, comme on le voit quelquefois) a-t-il une autre réalité ? Sans aller chercher le "collet de Gaudissart" dans le Vercors, on signalera que le nom est toujours porté, notamment en Indre-et-Loire. Plus intéressant, Balzac le connaissait, comme il connaissait le nom de Margaritis. Ce sera le petit scoop de ce billet.

 

Dans sa séance du 29 octobre 1930, la Société Archéologique de Touraine donne la parole à M. Lainé. Il décrit la déconfiture de la maison tourangelle de Rohan-Montbazon à la fin du 18e siècle. Le duc du même nom avait créé une banque de rentes viagères qui donnait des intérêts élevés, de 7 à 10%. C'était du vent, la faillite et la ruine suivirent et un inventaire eut lieu de novembre 1782 à janvier 1784. Un des sept syndics s'appelait Gaudissart. (On trouvera ces renseignements dans le Tome XXIV (1928-1930) du Bulletin de la SAT.)

La Société Archéologique de Touraine ne fait pas le rapprochement avec l'Illustre Gaudissart. Il nous paraît évident. Certes, les événements se sont déroulés avant la naissance du romancier. Mais son père, les balzaciens le savent bien, était à Tours, dans les affaires, depuis le Directoire. C'est là qu'il a fait sa fortune. Il savait ce qui grenouillait dans ce monde-là. La chute de la maison Rohan-Montbazon a préparé le terrain pour la Révolution. On n'oubliera pas bien sûr, l'affaire du collier de la Reine (1785) où le Cardinal de Rohan était directement impliqué.

Nous apprenons en lisant La vie prodigieuse de Jean-François Balssa par Jean-Louis Déga (Editions Suverbie, 1998) que le père de Balzac avait préparé des rapports juridiques et administratifs pour le Prince de Rohan-Guéméné, duc de Montbazon et qu'il connaissait le Cardinal de Rohan, oncle du Prince.

C'est chez lui, à Tours et à Paris, qu'Honoré de Balzac avait entendu le nom de Gaudissart.

 

Le romancier en fait un personnage de La comédie humaine et l'utilise dans six romans… Comme c'est souvent le cas, c'est  un personnage reparaissant ou récurrent. Un autre billet, peut-être, en parlera sous cet angle. Dans L'Illustre Gaudissart, Balzac l'envoie sur les chemins et dans les vignes de Vouvray.

 

Nous sommes heureux d'avoir partagé cette découverte où apparaît un Gaudissart réel  avec les lecteurs de ce blog.

 

gaudissart, édition Furne, allégé 10

 

 

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14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 18:58
Balzac-par-Nadar--1840.jpg

On est tenté de répondre  "oui" à la question, après avoir lu Les illusions perdues. Mais ce n'est pas si simple que certains veulent le croire. Dans ce roman il est vrai, le héros, Lucien de Rubempré, nous propose le texte suivant, bien connu, mais que nous redonnons pour nos lecteurs.

Amis, la morale en chanson
Me fatigue et m'ennuie ;
Doit-on invoquer la raison
Quand on sert la Folie ?
D'ailleurs tous les refrains sont bons
Lorsqu'on trinque avec des lurons :
          Épicure l'atteste.
N'allons pas chercher Apollon
Quand Bacchus est notre échanson ;
              Rions ! buvons !
          Et moquons-nous du reste. 

Hippocrate à tout bon buveur
Promettait la centaine.
Qu'importe, après tout, par malheur,
Si la jambe incertaine
Ne peut plus poursuivre un tendron,
Pourvu qu'à vider un flacon
          La main soit toujours leste ?
Si toujours, en vrais biberons,
Jusqu'à soixante ans nous trinquons,
              Rions ! buvons !
          Et moquons-nous du reste.

Veut-on savoir d'où nous venons,
La chose est très facile ;
Mais, pour savoir où nous irons,
Il faudrait être habile.
Sans nous inquiéter, enfin,
Usons, ma foi, jusqu'à la fin
          De la bonté céleste ! 
Il est certain que nous mourrons ;
Mais il est sûr que nous vivons 
            Rions ! Buvons !
                                          
         Et moquons nous du reste.
(1)

Et nous y ajouterons généreusement un couplet qui ne figure pas dans l'édition Furne, définitive, mais qui se trouve dans le manuscrit.

Que plus d'un moderne Harpagon
A son coffre s'enchaîne ;
Du verrou qu'il serre le gond,
De peur qu'on le surprenne.
Qu'il compte avec soin ses écus
Morbleu ! nargue du vieux Crésus,
           Nul ne les lui conteste !
Pour nous qui jamais ne comptons
Que nos amis et nos flacons,
                       Rions ! Buvons !

      Et moquons nous du reste. (2)

Il est vrai qu'on croirait entendre un écho du proverbe rabelaisien "Buvez toujours, ne mourrez jamais", mais il convient de replacer la chanson dans son contexte. Lucien de Rubempré, le personnage principal du roman vit misérablement dans sa province (Angoulême). Il écrit de la poésie. Plus tard, à Paris, quand Coralie, sa maîtresse, meurt, il n'a pas assez d'argent pour payer l'enterrement. Il est donc obligé d'écrire, pour une guinguette, quelques chansons à boire. Le texte que nous avons cité est le résultat de cette sinistre commande. Balzac le fait précéder du paragraphe suivant :

Il éprouva des peines inouïes avant de pouvoir travailler, mais il finit par trouver son intelligence au service de la nécessité, comme s'il n'eût pas souffert. Il exécutait déjà le terrible arrêt de Claude Vignon sur la séparation qui s'accomplit entre le coeur et le cerveau. Quelle nuit que celle où ce pauvre enfant se livrait à la recherche de poésies à offrir aux Goguettes en écrivant à la lueur des cierges, à côté du prêtre qui priait pour Coralie! Le lendemain matin, Lucien, qui avait achevé sa dernière chanson, essayait de la mettre sur un air alors à la mode; en l'entendant chanter, Bérénice et le prêtre eurent peur qu'il ne fût devenu fou…

Le lecteur comprend donc que la chanson, loin d'exprimer le bonheur, dit l'angoisse et le désespoir, en raison du violent contraste, précisément, entre son but affiché et les circonstances atroces de son écriture. Voici comment Balzac conclut, après le texte de la chanson :


Au moment où le poète chantait cet épouvantable dernier couplet, Bianchon et d'Arthez entrèrent et le trouvèrent dans le paroxysme de l'abattement, il versait un torrent de larmes, et n'avait plus la force de remettre ses chansons au net. Quand, à travers ses sanglots, il eut expliqué sa situation, il vit  des larmes dans les yeux de ceux qui l'écoutaient.

- Ceci, dit d'Arthez, efface bien des fautes!

- Heureux ceux qui trouvent l'enfer ici-bas, dit gravement le prêtre.

Le spectacle de cette belle morte souriant à l'éternité, la vue de son amant lui achetant une tombe avec des gravelures, […..] ces grandeurs et ces infamies, ces douleurs écrasées sous la nécessité glacèrent le grand écrivain et le grand médecin qui s'assirent sans pouvoir proférer une parole.

On ne peut citer cette chanson en disant qu'elle exprime l'adhésion de Balzac à cette joie de vivre qu'un bon vin suscite. On trouvera ailleurs (par exemple dans L'Illustre Gaudissart) une sincère célébration du vin. Mais en prose. Car nous trouvons ici le deuxième problème autour de cette chanson. Il s'agit de sa paternité.

Les poèmes écrits par Lucien de Rubempré, dont Balzac doit donner des exemples à ses lecteurs, il les a fait écrire par des amis poètes. Par exemple les quatre sonnets sur les fleurs (3)  sont écrits par Charles Lassailly, Delphine de Girardin et Théophile Gautier. Balzac n'est pas très satisfait du résultat. Il aime la poésie, il voudrait en écrire, mais il n'y parvient pas. Nous reviendrons dans une autre chronique, sur le poème Fœdora que Balzac a essayé en vain de versifier au cours de son seul vrai séjour à Vouvray, en juillet-août 1823, chez M. de Savary à la Caillerie.

En ce qui concerne ces sonnets, les épreuves corrigées que possède la Maison de Balzac à Paris sont éloquentes. Il veut faire sien avec rage un texte dont il n'est pas l'auteur et dont la médiocrité l'afflige (4). Pour la chanson à boire, Balzac écrit dans une lettre à Mme Hanska du 14 mai 1842 qu'il ira "le surlendemain demander à Béranger de refaire cette chanson." On peut en déduire que Béranger (et non Balzac) l'avait faite. De toute manière, cette réfection n'eut pas lieu. On imagine que c'était une chose délicate à demander au célèbre chansonnier.

Nous laisserons le lecteur répondre à la question posée par le titre. Il peut être intéressant de noter que la situation macabre et pathétique de Lucien de Rubempré repose sur une histoire vraie (5), celle de Maurice Alhoy, Directeur du Pauvre Jacques, journal des prisons…à propos duquel on écrit dans Le Pilori, en mars 1835 : "C'est notre héros qui, seul, dans une mansarde près d'un cadavre de femme, a fait pendant une nuit un pot-pourri grivois dont le prix devait servir le lendemain aux frais de sépulture de la morte, sa maîtresse…" Balzac avait été frappé par cette situation. Il en parle dans La Peau de Chagrin et dans une lettre à Mme Hanska du 9 novembre 1833 où il ajoute, allant au-delà de l'anecdote : "Travailler le cœur en deuil, voilà mon destin."

Dans cette image de sa condition d'écrivain, nous voilà, chers lecteurs, bien loin des "Rions ! Buvons !" de cette célèbre chanson à boire.

Notes:

1. Les illusions perdues, chapitre XX (voir à la BMV p. 400 de l'édition Bookking International, Paris, 1993). Dans la Pléïade (Tome V, 1977), pp. 548-9 ; voir également les notes de Roland Chollet. Voir aussi Gaston Huet, Balzac et Vouvray, conférence pour l'année Balzac, 5 juin 1999 et  publication dans les mémoires de l'Académie des Sciences, Arts et Belles lettres de Touraine , tome XI, 1998.

On lira avec intérêt l'article de Gilbert Garrier  "Balzac, la vigne et le vin", initialement paru dans La Revue des Œnologues, n°119, avril 2006.

2. Dans les notes de la Pléïade.

3. Pléïade, pp. 338-341.

4. La BMV a exposé pour "Lire en Fête 2006" une photocopie du sonnet La Päquerette. La page, propriété de la Maison de Balzac à Paris, montre la correction acharnée sur le poème de Lassailly, que Balzac trouvait "au ras des pâquerettes". Cela dit, les poèmes n'ont pas besoin d'être excellents. Rubempré est prévenu par le journaliste Etienne Lousteau qui lui dit, à propos de son avenir : "Vous avez l'étoffe de trois poètes, mais, avant d'avoir percé, vous avez six fois le temps de mourir de faim, si vous comptez sur les produits de votre poésie pour vous faire vivre. […] Vos marguerites resteront chastement pliées comme vous les tenez…" p. 211 à la BMV.

5. Nous reprenons ici les informations données par Patrick Berthier dans l'Année Balzacienne, 1995, pp. 417-420, dans le texte : "Au chevet de Coralie".

 

Le portrait de Balzac est le fameux daguerréotype de Nadar qui date de 1840.

Les Illusions perdues sont parues en 1837 et en 1843.

 

Le texte repris ici est initialement paru dans Les Liserons #17, décembre 2007. (BC)

 

 

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26 octobre 2009 1 26 /10 /octobre /2009 21:56


Vu par le sculpteur marseillais Pierre Ripert (première moitié du 20e siècle). Trois autres œuvres de ce sculpteur se trouvent à la Maison de Balzac à Paris.

L'arrogance du voyageur de commerce qui peut tout vendre est bien vue par l'artiste.

La statuette mesure environ 30 cm de haut. L'original est au château de Saché. Il en existe des moulages (à vendre, précisément).
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7 septembre 2009 1 07 /09 /septembre /2009 10:09

Voici, depuis la place Balzac à Vouvray, quelques sites sur cet auteur. Début septembre 2009, les liens sont normalement actifs.

 

La maison de Balzac

Site incontournable, très complet, sérieux et fiable. Non seulement comme guide (rue Raynouard à Paris), mais comme source d'information de l'actualité universitaire balzacienne. Contient des dossiers passionnants: les thèmes, les adaptations cinénatographiques etc…, les illustrateurs de l'œuvre, l'index du vocabulaire balzacien par le chercheur japonais Kazuo Kiriu et en consultation, l'édition intégrale de la Comédie Humaine (édition Furne, 1842-1855)…

 

Groupe d'études balzaciennes

Site universitaire généraliste destiné aux Balzaciens, aux chercheurs, confirmés ou non, aux enseignants, aux étudiants et élèves, et à toutes les personnes qui s’intéressent à l’œuvre de Balzac, à son contexte, et, plus largement, au XIXe siècle. Fondé sur une base de données, ce site offre, certes, des synthèses, des dossiers d’étude déjà constitués, mais il vise, avant tout, à permettre à chacun de dessiner ses propres parcours.

 

Wikipédia

Comme toujours, c'est un passage obligé. Il faut cependant rester à l'éveil d'erreurs possibles. D'autre part, cet article se présente souvent comme un squelette. Il ne demande qu'à être complété. Courage!

Honoré de Balzac et la Comédie Humaine

Une présentation encyclopédique de l'œuvre de Balzac. Des tableaux très clairs: la chronologie des romans, rapidement caractérisés, un index des thèmes (l'amour, les  arts, l'économie, la métaphysique, la politique), un tableau alphabétique situant les principaux personnages.

L'auteur, Narendra Jussien, est enseignant-chercheur en informatique à l'Ecole des Mines de Nantes. Son point de vue est celui de "l'honnête homme": il considère que Balzac s'adresse à tous.

 

Le lys dans la vallée

Une analyse fouillée du roman, et divers dossiers balzaciens, notamment sur les personnages récurrents (la technique du retour des personnages). Ce travail, réalisé dans le cadre d'un atelier littéraire de l'ONPA (Office niçois des personnes âgées), est passionnant et très lisible.

 

Balzac et la peinture

Dossier à caractère pédagogique. Clair et complet. Des pistes de recherches.


Balzac et le vin

Un dossier simple et clair. L'auteur, Gilbert Garrier l'a initialement publié dans La Revue des Œnologues n°119, avril 2006. Il est illustré par la  photo de "notre" Gaudissart, alors… 


B

 

 

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27 août 2009 4 27 /08 /août /2009 18:50

Ce personnage de Balzac a son monument dans la commune depuis 1934. On le voit ci-dessous sur une carte postale de l'époque, dans la collection du Conseil Général. C'est rare qu'un personnage de roman soit ainsi honoré. C'est que L'Illustre Gaudissart se passe à Vouvray. Ce roman est paru en 1833, puis modifié (plus court), il est inséré en 1843 dans le Tome VI de la Comédie Humaine, premier des Parisiens en province. Nous en reparlerons.


Blanchi en 1999, pour le bicentenaire de Balzac, les lichens l'ont progressivement noirci. Le voici, sur une photo de novembre 2007:



Situé en bordure de la route de Monnaie, voie très passante, sur le chemin obligatoire des confréries vineuses se rendant à la cave de la Bonne Dame, il ne faisait pas honneur à la commune. Mais la campagne menée par notre bulletin Les Liserons depuis mai 2006 ("Gaudissart au 21e siècle") a porté ses fruits. D'abord blanchi, réparé par un premier sculpteur, puis par le maître (Gabriel Réau, de Saint Paterne Racan) :

G. le 27 mai,



G. le 29 mai,



G. le 16 juin ; la main, ce n'est pas encore ça,


Gabriel Réau, au travail sur la main droite de G. le 18 juin,



G. dans sa splendeur retrouvée pérore à nouveau, ici le 19 juin 2009.

 

 

B

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