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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 17:09

L'Ours hiberne toujours. Il se réveillera bien un jour. A ce moment-là, il pourra raconter une histoire avec la technique japonaise du kamishibaï.

Un stage récent proposé par la DLLP a sensibilisé les bibliothécaires à ce procédé. On ne peut pas parler de nouveauté, car le Japon le connaît depuis longtemps (le 12e siècle)  et le mouvement Freinet l'a adopté il y a des années : le procédé se prête bien à la créativité des enfants et la stimule.

Kamishibaï, cela veut dire "pièce de théâtre sur papier". Mais d'abord il faut le théâtre ; c'est le butaï, sorte de castelet en bois. Certains éditeurs en fournissent un très simple, en carton, mais pas suffisamment résistant pour un usage fréquent.

Et des histoires, dessinées sur une quinzaine de cartons (format proche du A3), avec au dos le texte à lire et des didascalies. Un décalage permet de dire le texte visible dans le butaï.

Les conteurs, d'habitude très présents, peuvent trouver qu'on ne leur laisse pas la possibilité d'intervenir. Mais l'histoire doit être dite de façon expressive  pour soutenir l'intérêt des auditeurs. Le texte peut être changé et adapté au public et au conteur. L'ensemble doit être vivant à l'intérieur d'une discipline à laquelle il faut s'habituer.

Quelques éditeurs produisent les histoires. On verra leurs catalogues avec intérêt. Celui des Kamishibaïs Editions et celui de Callicéphale éditions, très riche et vivant et qui donne (dans le catalogue en pdf) un tableau avec les âges des enfants à qui les contes s'adressent.

Outre la notice de Wikipédia, que vous trouverez en surfant sur ce billet, on ne peut que recommander le livre La boîte magique d'Edith Montelle (chez Callicéphale) qui dit tout ce qu'il faut savoir sur cet outil.

Un récit/conte, Le bonhomme Kamishibaï d'Allen Say, (Ecole des Loisirs) nous dit de façon vivante comment le kamishibaï était traditionnellement présenté au Japon, petit théâtre ambulant sur une bicyclette.

A nous de le faire vivre en bibliothèque !

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